Monographies



  FRANCO BELLUCCI

Co-ed. MADmusée - Blu Cammello, 2014 - Fr./Eng./It.  [25 €]

EXTRAIT : (...) L'art de Franco Bellucci consiste essentiellement en ceci : à partir d'objets qui avaient une certaine signification, il crée un nouveau système de forces dans lequel les relations sont transformées, afin de conférer à ces ibjets une signification et un sens totalement différents. Une signification qui ne se trouve plus dans l'objet qui a servi de matériau, mais chez la personne qui l'a assemblé, qui l'a, en un certain sens, rebaptisé : "ses jouets", Franco y dort, y vit, ils deviennent une partie de lui, des parties dont il ne peut se détacher parce qu'elles constituent précisément son contact, son matériel intermédiaire avec le monde. Ne serait-ce pas là la définition la plus haute de l'art qu'on puisse donner ? (...)   Riccardo Bargellini

  SYLVAIN COSIJNS

Ed. MADmusée, 2013 - Fr./Eng./Nl. [25 €]

EXTRAIT De nombreux personnages étirés et particulièrement frêles nous regardent fixement. Une histoire nous est proposée, une histoire de gens entre eux et de la désolation que cela peut occasionner. Certains personnages semblent suggérer quelques vagues traits du visage, peut-être même qu’un détail apparaît ici et là sur le visage. Cependant un voile coloré entoure la narrativité, bel et bien cachée dans les peintures et les dessins, mais qui ne se dévoile pas.
Depuis quelques années déjà, Sylvain Cosijns construit avec détermination son chemin, ainsi que son œuvre. Personnellement, je suis le travail de Cosijns depuis quelque temps et je remarque à quel point son œuvre a évolué, passant de personnages plutôt animés à des créatures totalement figées. Ses personnages, composés de lignes hypersensibles, mais précises, sont pour ainsi dire des icones de l’ineffable et du fragile
. (...) Jan Hoet

  ALEXIS LIPPSTREU

Co-ed. MADmusée - galerie christian berst - Centre La Pommeraie, 2012 - Fr./Eng. [25 €]

EXTRAIT (…) Alexis travaille lentement et consciencieusement, il est exigeant et utilise constamment sa gomme. Il semble faire de son mieux pour copier son exemple le plus fidèlement possible. Cependant, le résultat final n’a que peu de points communs avec la peinture originale. Dans la plupart des cas, il se contente de reprendre les personnages qu’il transforme grâce à son langage des formes, caractéristique et enfantin, en petits personnages innocents, fragiles et anguleux. Il positionne souvent ses personnages de manière aléatoire sur la surface du papier et remplit les vides autour d’eux à l’aide de hachures denses au crayon, auxquelles il apporte des accents sombres et irréguliers. Alexis s’approprie ainsi l’œuvre d’art de manière telle que la forme et la signification originales sont parfois difficiles à déceler. Ce sont des œuvres d’art qui interpellent par leur simplicité et leur sobriété, qui touchent par leur innocence enfantine et rafraîchissent par leur langage visuel totalement non conventionnel. Cette recréation est-elle un processus conscient ou inconscient ? Les efforts et l’exigence dont fait preuve le dessinateur, semblent suggérer qu’il tente d’égaler au mieux l’œuvre originale. En outre, Alexis est peu intéressé par le résultat final. À un dessin achevé succède tout simplement un autre. Pour Alexis, l’essentiel est le processus de fabrication, pas tant la création artistique, mais plutôt ‘l’essai’, le défi de copier l’exemple, l’aspiration au ‘savoir faire’, au sens premier du mot ‘art’. (…)   Virginie D’haene

  PASCAL TASSINI

Co-ed. MADmusée - Créahm, 2011 - Fr./Eng. [25 €]

EXTRAIT   A l’image des nœuds en tissu qui en constituent la griffe, la production artistique de Pascal Tassini nous apparaît de manière emblématique comme un enchevêtrement que l’on ne peut pas démêler. Des premières sculptures en terre à la cabane érigée au milieu de l’atelier du Créahm, des volumes en tissu noué qui s’affirment en tant qu’éléments plastiques autonomes après avoir servi à l’architecture de la cabane, et se transfèrent ensuite sur les habits, les accessoires et le mobilier, chaque élément est étroitement « noué » à l’autre par un rapport de filiation formelle et symbolique. (...)   Teresa Maranzano 

  ALESSANDRA MICHELANGELO

Co-ed. MADmusée - Blu Cammello, 2010 - Fr./Eng./It. [25 €]

EXTRAIT Qu'est ce que l'art ? Nul ne le sait. Toutes les questions anciennes restent ouvertes. En contemplant les dessins d'Alessandra Michelangelo, nous voilà à nouveau émerveillés par les émotions, les pensées, les images et les histoires que cette rencontre éveille en nous. Or nous ne savons pas si c'est d'abord – ce qui est convenu d'appeler – le fond et puis la forme des dessins qui nous touchent ou l'inverse justement ; si c'est tantôt le fond, tantôt la forme ou si c'est vraiment l'un et l'autre en même temps. Comme avec un anneau de Moebius, il nous est impossible de distinguer le fond de la forme, ni l'apport spécifique de cette œuvre et ce que nous y ajoutons gracieusement, puisant inconsciemment dans notre esprit confus ou dans la mémoire de notre corps. (...) Hans Theys

  SERGE DELAUNAY

Co-ed. MADmusée et art)&(marges, 2007 - Fr./Eng. [20,00 €]

EXTRAIT Les dessins de Serge Delaunay forment un fascinant maelström où se mêlent dates, bribes de phrases, sigles de chaînes de télévision, marques automobiles, engins spatiaux, formes phalliques ou opulentes femelles. Cette accumulation de signes n'est pas loin de provoquer une sensation de vertige. L'espace de la feuille est saturée de motifs et de textes. L'horror vacui qui caractérise ces oeuvres vient davantage encore accentuer une impression d'engloutissement où le spectateur perd rapidement ses repères habituels. Quelques mots viennent se caser entre un véhicule tout terrain et un engin spatial, un sexe schématisé ou une montre se fraie un passage entre deux lignes de textes... Rien ne paraît véritablement hiérarchisé. Le catalogue iconographique de Serge Delaunay est composé d'éléments hétérogènes qui se voient uniformisés par le trait de marqueur Artline noir. Net et parfaitement visible. (...) Erwin Dejasse

  PASCALE VINCKE

Ed. MADmusée, 2006 - Fr./Eng. [25 €]

EXTRAIT Les portraits de Pascale Vincke ne sont marqués par aucun indice formel de non-appartenance aux modalités communes de l'expression picturale. Ils ont leur manière propre, c'est tout... Voyez : la sûreté du trait, jusque dans la retenue, aucune contention mais des conditions d'une extraordinaire liberté graphique, jusque dans la répétition; la maîtrise des couleurs et l'infaillible justesse de leurs agencements ; la transparence des figures, l'opacité des fonds ; l'absence des volumes ou leur abstraction, l'énigmatique planéité de ces corps et de ces visages qui tombent dans l'œil comme un invisible fil à plomb. Ils affleurent, littéralement, à la surface du tableau dont ils paraissent vouloir s'échapper, inversant, somme toute, les jeux familiers d'une profondeur qui, ici, se retourne comme un gant et atteint de plein fouet l'œil du spectateur – c'est pourquoi ces dessins sont tout en extériorité, libres d'ancrages, comme détachés de leur support et voyageant librement en surface du visible. (...) Carl Havelange

  ANNY SERVAIS

Ed. MADmusée, 2004 - Fr./Eng. [25 €]

EXTRAIT Il s'agit d'œuvres très physiques, témoignant d'une relation intense entre l'artiste et le processus de reproduction. Les surfaces sont composées de peintures et souvent de collages qui sont, par la suite, retravaillés dans leur ensemble. Il n'est pas difficile d'imaginer la proximité réelle entre l'artiste et la surface travaillée, surtout lorsqu'elle y ajoute des traits au crayon. Les éléments linéaires sont souvent le lien entre des éléments visuels disparates. Lorsqu'une ligne trace les pourtours d'une photographie, elle ne témoigne pas d'une volonté d'encadrer ou, encore moins, de délimiter voire de séparer des éléments. Les traits organiques maintiennent, au travers de chacune des œuvres, un sens aigu de la vie et du dynamisme. Anny Servais utilise un système de circulation, ayant pour but principal de relier les éléments et de donner un sens à leur proximité. Tout comme dans le travail d'artistes non moindres qu'Annette Messager, Kiefer et Nellie Mae Rowe, cette façon d'exprimer la connexion fait partie intégrante de la participation créative – dans le processus de la formation d'images, dans la vie d'images existantes remises en contexte au sein du tableau et dans des images issues du monde imaginaire. Ces tableaux sont la déclaration de l'identité et de l'existence : « Je suis », « Je fais partie de », « Voici des traces de ma vie d'aujourd'hui ». (...) Colin Rhodes




MADmusée
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